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Accueil > Artistes > F > Tiziano Ferro > Discographie > 111 111Retrouve tes beaux gosses préférés sur Kelbogos.com
Après un premier album qui avait ravi un public déjà conquis par son look de jeune premier, l'examen de Centoundici, second opus de Tiziano Ferro, nous laisse cependant songeur malgré quelques morceaux agréables et plutôt réussis. Tout dépend évidemment de la manière dont l'on en vient à écouter l'Italien rendu célèbre dans notre contrée -et de par le monde- avec son single Perdono. Deux ans après, voici un album qui plaira sans conteste aux fans du beau Tiziano, qui seront ravi(e)s d'apprendre les dernières aventures, heureuses ou malheureuses, mais en tous cas amoureuses, d'un jeune Italien qui se présente comme tous les jeunes de son âge, en proie à des doutes et des interrogations métaphysiques sur l'amour, la rupture, la fidélité, thèmes, on peut le dire, novateurs et si peu abordés -pour ne pas dire jamais- avant lui ! Sans tomber dans le cynisme, il va cependant sans dire que cet album n'est pas inoubliable. Cependant, parmi ses collègues -concurrents- si nombreux aujourd'hui, élèves des académies ou jeunes chanceux lancés plus discrètement mais tout aussi artificiellement par les maisons de disques avides de conquérir un public adolescent qui rapporte, Tiziano surfe sur la vague, et n'a rien à leur jalouser, son talent est réel mais il mérite à nos yeux d'être valorisé et non pas perdu dans la jungle d'une ambiance électro-techno-moderno-commerciale ! L'orchestration des compositions n'est en effet pas franchement originale. Non pas qu'elle soit réellement déplaisante à écouter, mais les arrangements sont parfois vraiment trop bruyants. A l'écoute de certains morceaux, on se demande même ce que Tiziano peut valoir seul dans un studio car sa voix est souvent masquée par une ambiance sonore étouffante. Et on ne peut que le regretter, car le meilleur élément de ce disque est à rechercher dans la voix du jeune artiste, capable de naviguer du grave à l'aigu avec une agilité déconcertante. Ainsi, sur Non me lo so spiegare, l'émotion est bien présente, tout comme sur Temple Bar, morceau jazzy très réussi et en rupture totale avec le rythme excessif de l'album qui laisse à Tiziano l'occasion de nous montrer l'étendue de son talent. Sur Giugno '84, sa voix semble faire le grand écart entre couplets graves et rocailleux et refrains détonants perchés dans les aigus. Trois morceaux encore méritent le détour à nos yeux, entraînants comme ils le sont. Le premier est Sere Nere sur le refrain duquel on se surprend à reprendre en choeur, voix dans la voix, avec notre invité du jour. L'autre, Mia nonna, morceau le plus innovant de ce disque qui l'est trop peu, est une belle réussite grâce sans doute à son refrain très rythmé. Enfin, on ne peut conclure cette chronique sans parler du morceau phare de ce disque, Perverso, au titre presque homonyme à celui de son dernier succès planétaire ! Néanmoins, la version française qui nous est offerte en bonus est à nos yeux loin d'être un cadeau vu la profondeur de ses textes. C'est d'ailleurs sur une interrogation que nous terminerons cette chronique: pourquoi avoir livré en accompagnement du disque les paroles uniquement en anglais ? Même si les visées internationales de cette star en devenir ne sont ignorées de personne, j'aurais préféré quant à moi lire ses textes en italien... sans les comprendre ! Caroline Lesire Liste des titres :
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111 [Album CD - 2003 - EMI Music Italy]